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Quand l’état interne émotionnel devient difficile à gérer

Quand l’état interne émotionnel devient difficile à gérer

Vous connaissez les émotions dites “primaires” peur, joie, colère, tristesse, dégout… primaires parce qu’elles sont facilement identifiables et qu’elles se manifestent bien souvent grâce à des stimulations externes – stimulus – réponse. Exemple: tu me dis quelque chose de vexant – je l’entends – je réagis par une émotion qui peut être la colère ou la tristesse.

Moins connues les émotions dites d’arrières plan – découvertes par Damasio – qui, elles, ont des stimuli internes ( voir paragraphe suivant) et entretiennent des états internes qui peuvent finir par ” une déprime – une dépression – une colère rentrée etc.. 

Ces émotions présentes en permanence sont créées à chaque instant par ” notre discours intérieur”, nos petits” films intérieurs”, les images et les paroles que nous nous repassons, en boucle ( c’est ainsi que fonctionne la pensée), et qui peuvent d’ailleurs remonter de fil en aiguille jusqu’à la cour de récréation. 

La fonction même des émotions primaires ou d’arrières plans est de nous adresser un message qui nous indique que nous avons quelque chose à faire – justement pour que cette émotion cesse et pour que cet état interne retrouve un certain équilibre.

Cependant, nous ne sommes pas toujours prêts intérieurement à affronter le sens de ces messages. 

-” Tu es sur que tu vas bien, je te trouve nerveux(se), distrait(e), irritable?”

- ” oui, tout va bien”

- ” Ah bon”

Pour employer une métaphore, cela commence comme une petite épine dans le pied, puis il y en a deux, puis plusieurs, puis, elles s’infectent et l’écologie personnelle de l’organisme est inquiétée.  Peu à peu vous allez mal dormir, vous prenez un apéro puis 2 puis 3 en sortant du bureau ( pour décompresser), tranquillisants, somnifères ou autres, eh oui on vous le répète à longueur de temps, cette vie est si stressante…  c’est de la faute du stress tout ça !

Alors comment faire? Ne pas se dire ou dire que tout va bien, en parler, se faire aider, demander conseil.. Etre plus courageux un petit peu plus tous les jours, prendre une chose après l’autre, un pas l’un après l’autre. Prendre ses responsabilités, faire face, déméler la pelote, y aller doucement…  

Prendre une nouvelle posture intérieure – au lieu de détourner la tête, de se raconter des histoire, de se dire qu’il n’y a rien – que les causes sont externes ( encore le stress, le boulôt, la vie en ville), que vous n’y pouvez rien et de passer votre chemin – vous effectuez une rotation à 180° et vous repérez les messages, les causes, de la tension intérieure. 

Une fois les causes identifiées, délimitez les zones sur lesquelles vous avez un pouvoir d’action personnel.

Qu’est ce que vous devez faire? Qu’est ce que vous pouvez faire? Où sont vos ressources, d’ou peuvent provenir les aides et les soutiens, quelle est la stratégie, comment pouvez-vous vous sécuriser, sécuriser ceux qui pourraient également être concernées par votre problème? 

Quelles peuvent être les conséquences? Là aussi comment sécuriser au mieux, comment respecter au mieux.

Branchez-vous sur vos valeurs, qu’est ce qui est important pour vous dans la vie? A quoi tenez-vous vraiment? Qu’est ce que cela veut dire sur vous si vous ne faites rien? Si vous faites ça plutôt qu’autre chose?

Prenez de la distance… c’est une expérience de vie … c’est une occasion de grandir … aucun problème ne dure :-)

Bon après ces propos lyriques, cela se résume à:

j’affronte le message, j’affronte la verité la vérité, 1 chose à la fois et step by step et surtout je me fais aider, je ne m’enferme pas seul dans ma problématique – mon mari, ma femme, un ami, une amie, un frère, une soeur, un curé ou un coach :-)  

 

Pourquoi je stresse ou pas … décryptage

Pourquoi je stresse ou pas … décryptage

le grand mechant stressUne idée reçue sur le stress serait qu’il existe des événements plus ou moins stressants.

Cela est en parti vrai quand cette proposition concerne les individus issus d’une même culture qui a dicté un fond de croyances et de valeurs communes. C’est pour cela qu’il existe une échelle d’événements stressants pour les occidentaux, tels la maladie, la mort d’un proche, le divorce, le mariage, etc… En revanche, nous savons que sous d’autres horizons certaines cultures ne considèrent pas la mort comme un facteur de stress.

Cette idée est en partie fausse lorsque l’on comprend que le stress est une affaire de perception.

Ce n’est pas l’événement qui est stressant, c’est la représentation que nous en avons ou si vous préférez, l’idée que nous nous en faisons. Le stress peut surgir à tout moment. En effet, chaque jour nous allons au devant d’un environnement extérieur, au devant de situations, avec lesquels nous allons interagir. Nous sommes tous différents et nous avons tous une façon qui nous est propre de gérer ces situations, de nous adapter à cet environnement quotidien mouvementé.

Si à un moment donné, nous nous rendons compte que nous n’avons pas les ressources nécessaires pour nous adapter à la situation qui se présente, que nous n’avons pas la réponse, que nous ne savons pas gérer cette situation, que nous n’avons pas la possibilité de mettre en action notre pouvoir personnel… c’est la mécanique du stress qui se met en place.

Que se passe-t-il précisément avant cela ?

En fait, devant chaque situation et presque à chaque instant, nous nous posons (inconsciemment) deux questions fondamentales auxquelles nous donnons deux réponses (tout aussi inconscientes) déterminantes pour la suite des événements.

1 – Quelle lecture est ce que je fais de cette situation et représente-t-elle une menace ? La réponse sera faite (toujours inconsciemment) sous la forme d’une évaluation notée de 1 à 5 sur « l’échelle du danger ».
2 – Ai-je les capacités, les potentialités, les ressources nécessaires pour répondre à cette situation ? Là aussi, une lecture concernant la qualité et la quantité de nos ressources sera faite et une réponse, toujours inconsciente, sera apportée sous la forme d’une note sur une échelle de 1 à 5.

Donc, si la première lecture donne une évaluation négative avec un taux de danger élevé de la situation – par exemple 4 sur 5 : danger très élevé – et si la deuxième laisse apparaître un niveau faible de ressources – par exemple 1 sur 5 –, nous obtenons un fossé important entre notre représentation de la situation et l’interprétation de notre capacité à y apporter une réponse satisfaisante.

Notre esprit fonctionne ainsi. Pas une seconde ne s’écoule sans que notre cerveau ne se livre à cet exercice.

Soit il reconnaît la situation et possède les réponses. C’est tout ce qui est du ressort des habitudes, de la routine, d’un métier maîtrisé, d’un savoir-faire. Ce type de situations est majoritaire dans notre existence pour la plupart d’entre nous ( heureusement et c’est ce qui explique aussi la réticence au changement))

Soit il ne reconnaît pas la situation, mais il établit des liens avec des circonstances qui lui sont familières et mise sur un ou deux points forts. C’est la situation de défi, stimulante ou légèrement stressante, mais qui débouche sur des réponses satisfaisantes. Ces circonstances sont moins fréquentes et, selon leur tempérament, certains les recherchent alors que d’autres s’en écartent soigneusement.

Enfin, la situation de stress: celle où l’environnement a été identifié comme incertain, inconnu voire hostile et pour laquelle nous ne percevons pas de réponse à notre niveau.

Les situations sont donc analysées, perçues selon les critères spécifiques à chacun: certains seront enthousiastes devant les perspectives d’un déménagement, d’autres y verront divers sujets d’anxiété, certains sauront tranquillement quoi faire avec un enfant qui pleure, d’autres prendront la fuite, certains seront au chômage et y verront une opportunité pour mettre en place un nouveau projet, d’autres le vivront comme un rejet, une exclusion etc..

Peur, menace, danger et autres passe temps de la vie quotidienne

Peur, menace, danger et autres passe temps de la vie quotidienne

anxiété Notre cerveau si complexe fonctionne paradoxalement sur des fondamentaux simples. En fait, à longueur de journée, seulement deux choses l’intéressent:

- Comment nous éviter la douleur
- Où trouver des sources de plaisirs
Eviter et rechercher. Voilà les bases.

Donc, cette puissante machine, passe son temps à scanner l’environnement minutieusement à la recherche des dangers, menaces ou plaisirs et aucun détail ne lui échappe. Heureusement, car sinon, le simple fait de sortir de chez soi et de traverser une rue pourrait signer notre arrêt de mort.

Donc il prend soin de nous, il veille, sans que nous en soyons bien conscient, et règle d’ailleurs nombre de petits problèmes dans son coin ( les réflexes), sauf quand les signaux de menace ou de plaisir vont nécessiter notre intervention pro-active.
Les menaces et dangers sont quotidiens et sont bien susceptibles de nous occasionner une douleur. La première chose utile que fait notre cerveau en cas d’alerte forte, est de nous envoyer, par le biais de messagers chimiques, une émotion que nous ressentons à travers tout notre corps. Je vous fais grâce de tout le mécanisme interne pour arriver directement sur la peur.

La peur est l’état interne que nous fréquentons le plus souvent. Nous avons peur de tout un tas de choses et en permanence. Peur de ne pouvoir assurer sa sécurité matérielle, peur d’être rejeté par les autres, peur de ne pas être aimé, peur de demander, peur d’échouer, peur de nous exprimer, peur de perdre, peur de manquer, peur de l’autre, peur de tomber malade, peur de vivre, peur de mourir physiquement ou virtuellement.

En fait nous devons constamment répondre à toutes ces peurs. C’est comme cela que nous avons évolué.

Alors comment nous y prenons-nous pour répondre correctement à toutes ces peurs et les traiter (ou pas) au même titre que nos affaires courantes.

1ère solution: L’évitement – faire comme si le danger ou la menace n’existait pas
2ème solution: la fuite – la menace ou le danger sont vraiment trop importants et nous pensons, nous croyons que n’avons pas de réponse.
3ème solution : affronter

Nous détaillerons ces trois attitudes dans les prochains billets.