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2ème stratégie en réponse au danger

2ème stratégie en réponse au danger

0cb25337323d4b91b7749fde708bb850.jpg La fuite peut être la tactique de la sagesse.

En effet, vous avez fait une bonne analyse et vous vous rendez compte que le danger vous semble trop important par rapport aux ressources que vous êtes capable de déployer pour faire face.

Dans la vie de tous les jours, comment cela peut-il se traduire ? En fait, difficile de donner des exemples précis – un exemple valable pour l’un ne le sera pas pour l’autre. Bon mais essayons : vous souhaitez lancer une affaire, ou participer à une aventure entrepreneuriale, on vous a fait une proposition vraiment tentante, il va falloir investir ou on vous demande d’être le garant ; bref la pression est là et après examen et état des lieux, l’affaire est vraiment risquée ou mal préparée ou pas encore mûre et vous concluez que – vous – vous risquez de perdre votre dernière chemise si vous vous engagez. Si l’opération tourne mal – vous- vous serez à la rue…
Peut- être la solution la plus prudente après analyse est de prendre la décision de refuser la pression, les propositions et de décliner l’offre, même si vous aviez montré, pendant un certain temps, un enthousiasme qui a pu susciter quelques espoirs chez le ou les demandeurs… Bon vous voyez l’idée…

Vous n’êtes pas en forme, vous êtes malade, fragile, stressé et votre combativité s’en trouve diminuée. Même si cette attitude ne correspond pas à votre tempérament, l’intelligence est de savoir que certains combats qui ne se livrent pas sont, de fait, une victoire. Dans ce cas de figure, même si vous aviez gagné, ce qu’il aurait fallu mobiliser ou perdre pour gagner vous aurait affligé une sévère défaite. Je m’explique par un autre exemple: vous voulez à tout prix, démasquer et dévoiler les turpitudes mesquines de votre supérieur qui vous a mouché devant vos collègues. Or il se trouve que, Père d’un jeune bébé, vous n’arrivez pas vraiment à l’heure actuellement et que vous baillez fréquemment dans la journée. Peut-être – est-il préférable – en ce moment, de laisser passer l’idée de ce plan vengeur – et de laisser glisser cette affaire, pour l’instant.

La fuite peut être la mauvaise solution
Vous avez mal évalué vos ressources, en fait elles étaient plus importantes que vous ne le pensiez et si vous aviez pris un peu de recul, vous auriez affronté et vous auriez gagné.

Certes, vous n’étiez pas vraiment en position de force, mais cette fois-ci, un pas de trop avait été franchi par « l’attaquant » (généralement l’autre personne sait qu’elle a franchi une limite et en fait il s’agit d’un test ultime pour franchir une étape clé dans la prise de pouvoir) et vous auriez dû marquer nettement votre territoire pour préserver, en fait, les rapports futurs…

Pas toujours évident…

En conclusion: Quand vous êtes conscient d’une menace, d’un danger : prenez du recul, échanger avec une personne neutre et non concerné par l’”affaire” en question et examinez alors si la fuite est la bonne ou la mauvaise option.

Peur, menace, danger et autres passe temps de la vie quotidienne

Peur, menace, danger et autres passe temps de la vie quotidienne

anxiété Notre cerveau si complexe fonctionne paradoxalement sur des fondamentaux simples. En fait, à longueur de journée, seulement deux choses l’intéressent:

- Comment nous éviter la douleur
- Où trouver des sources de plaisirs
Eviter et rechercher. Voilà les bases.

Donc, cette puissante machine, passe son temps à scanner l’environnement minutieusement à la recherche des dangers, menaces ou plaisirs et aucun détail ne lui échappe. Heureusement, car sinon, le simple fait de sortir de chez soi et de traverser une rue pourrait signer notre arrêt de mort.

Donc il prend soin de nous, il veille, sans que nous en soyons bien conscient, et règle d’ailleurs nombre de petits problèmes dans son coin ( les réflexes), sauf quand les signaux de menace ou de plaisir vont nécessiter notre intervention pro-active.
Les menaces et dangers sont quotidiens et sont bien susceptibles de nous occasionner une douleur. La première chose utile que fait notre cerveau en cas d’alerte forte, est de nous envoyer, par le biais de messagers chimiques, une émotion que nous ressentons à travers tout notre corps. Je vous fais grâce de tout le mécanisme interne pour arriver directement sur la peur.

La peur est l’état interne que nous fréquentons le plus souvent. Nous avons peur de tout un tas de choses et en permanence. Peur de ne pouvoir assurer sa sécurité matérielle, peur d’être rejeté par les autres, peur de ne pas être aimé, peur de demander, peur d’échouer, peur de nous exprimer, peur de perdre, peur de manquer, peur de l’autre, peur de tomber malade, peur de vivre, peur de mourir physiquement ou virtuellement.

En fait nous devons constamment répondre à toutes ces peurs. C’est comme cela que nous avons évolué.

Alors comment nous y prenons-nous pour répondre correctement à toutes ces peurs et les traiter (ou pas) au même titre que nos affaires courantes.

1ère solution: L’évitement – faire comme si le danger ou la menace n’existait pas
2ème solution: la fuite – la menace ou le danger sont vraiment trop importants et nous pensons, nous croyons que n’avons pas de réponse.
3ème solution : affronter

Nous détaillerons ces trois attitudes dans les prochains billets.

La gestion de soi : un “boulôt”compliqué

La gestion de soi : un “boulôt”compliqué

conduite et alcool Se gérer soi-même est un travail complexe et nous n’avons pas forcément la réponse et la solution à toute situation qui se présente. La “machinerie humaine” est très subtile et nous manquons souvent d’un bon mode d’emploi. Parmi les sujets qui sont pour nous les plus délicats à gérer au quotidien les notions de cohérence, de logique. Dans l’énoncé, à priori quoi de plus simple. Je pense quelque chose, je formule ce que je pense et je j’agis en fonction de ce que je pense et de ce que je dis. Hum … Surveillez vos pensées quotidiennes où vos déclarations d’intention et vous pourrez constater que l’affaire n’est pas si simple.

Prenons un exemple de notre vie quotidienne, délibérément lourd de conséquences: prendre le volant de sa voiture et conduire. Certaines règles sont vitales pour une conduite en toute sécurité qui préserve notre vie, celle des passagers et celle des personnes que nous sommes amenées à croiser sur la route. Une de ces règles concerne l’alcool au volant. Nous sommes pratiquement tous d’accord avec le fait que l’absorbtion d’alcool représente un danger et de nous horrifier lorsque nous apprenons au journal télévisé qu’un conducteur qui avait x gr dans le sang d’alcool a provoqué un accident ayant entrainé la mort de plusieurs personnes… et pourtant, soyons honnêtes, nombre d’entre nous avons déjà pris le volant en sortant du restaurant.

C’est ici que la notion de cohérence et de sa difficulté entrent en jeu. Nous savons, nous sommes d’accords et pourtant,parfois, nous agissons dans le sens opposé. Alors que peut-il bien se passer, pourquoi des personnes adultes et intelligentes se comportent-elles ainsi?

Le mécanisme sournois qui se met en marche porte un nom barbare ” la dissonnance cognitive”

Remontons un peu plus en amont…
Nous accédons tous progressivement et lentement à la maturité . La maturité implique que l’on a intégré que le comportement adulte accepte le fait qu’il faut souvent choisir une voie ou une autre et qu’il y a donc des renoncements à faire. Sur le chemin de cette maturité et pendant longtemps, nous avons tous une forte tendance émotionnelle enfantine à vouloir tout avoir en même temps: “avoir le beurre, l’argent du beurre et le …”.

Seulement une partie de nous “rationnelle” sait que cela n’est pas forcément possible car il va falloir bien souvent choisir entre deux choses qui ne peuvent cohabiter ensemble.C’est alors que le “marchandage interne” entre nous et nous va commencer…

“l’alcool au volant est un danger mortel, dans le cadre de la Sécurité routière”, il y a “dissonance cognitive” si nous comprenons bien le message tout en étant souhaitant et bien manger et bien boire et prendre sa voiture pour rentrer chez soi ou, cas plus extrême, si nous sommes dépendant de l’alcool sans un désir de se détacher de cette dépendance.

Pour réduire cette dissonance qui crée une pression difficilement supportable, notre esprit nous propose une stratégie:
- soit nous faisons comme si ce message n’existait pas
- soit nous diminuons la portée de ce message,( ce message est vraiment pour les personnes alcooliques)
- soit nous remettons en cause sa fiabilité, sa crédibilité, en racontant par exemple de nombreuses histoires qui démontreraient que ce message n’est pas forcément exact

Et tout ça pourquoi? Pour avoir justement l’impression de rester cohérent et logique…
Compliqué, compliqué …