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Le fond de commerce des psys? Le mal-être…

Le fond de commerce des psys? Le mal-être…

Quelle est la vocation du psy? Soigner le mal-être.

Les psys finiront-ils par nous persuader que nous vivons mal-être et traumatismes à chaque instant de notre existence et que par conséquent nous avons systématiquement besoin d’eux pour savoir comment mieux vivre? Continue Reading

De la congruence, des parachutes dorés et de la motivation

De la congruence, des parachutes dorés et de la motivation

 

de la cohérencePetit retour sur des articles et débats ayant évoqué avec passion les parachutes dorés dont auraient bénéficiés certains dirigeants, alors même que leur entreprise était en difficulté, voire morte.

Si les sommes évoquées pour ces indemnités données à des dirigeants ayant failli ne sont pas de celles qui plombent les entreprises financièrement, elles impactent de façon dévastatrice les esprits des collaborateurs de l’entreprise et des diverses parties prenantes. Et plus généralement, elles posent au milieu du paysage, la grosse tâche de l’incongruence, celle qui attire l’œil et qui finit par prendre toute la place.

L’incongruence ou la congruence c’est bien le sujet qui fera toute la différence pour les personnes qui participent de prés ou de plus loin à la vie d’une entreprise. En cas d’incongruence, elles pourront prendre plus ou moins silencieusement des décisions la concernant. Ces décisions tourneront grosso modo autour de la motivation qu’elles auront à travailler dans cette entreprise, à donner plus ou moins de leur énergie et de leur temps, ou à consommer (du coté des clients) ce qui vient de cette entreprise.

Revenons quelques instants sur les bases : à l’opposé de l’incongruence, nous avons la cohérence, la congruence et de quoi s’agit-il ? 

Je suis congruent quand :

-je pense intimement quelque chose

- je le formule clairement

- j’ai l’expression non verbale qui colle avec ce que je dis ( expression du visage, ton de la voix, posture)

- j’ai le comportement et les actes qui vont avec ( par exemple : si je prône, les résultats, la performance, l’excellence – je me l’applique d’abord à moi-même)

- et enfin, dans le paysage qui m’entoure, on peut constater, tant au niveau de la culture que des réalisations, le reflet et les résultats qui sont conformes à cette pensée.

Simple et logique en apparence, beaucoup plus rare dans les faits. Cela nécessite d’avoir identifié ses propres valeurs, une tête bien faite, de la droiture ou éthique ; bref c’est ce que nous appelons : « être aligné ».

La cohérence fait appel à nos deux hémisphères cérébraux ; le gauche, pour la compréhension des mots, des textes et le droit pour ce qui est du ressort du langage non-verbal ( ce que je peux observer avec mes yeux) – or, il se trouve que le cerveau droit est une véritable « bête de décryptage ». Sans que nous en soyons conscients, il effectue à chaque instant des prouesses en termes de traitement analogique de l’image. Il est capable de détecter le moindre frémissement des muscles de notre visage, il le compare à la somme de toutes les images qu’il a déjà enregistrées et il sait la conclusion qu’il doit en tirer – vous savez c’est ce qu’on appelle l’intuition… c’est quand on « sent » une personne ou qu’on ne la « sent pas ». Bref le cerveau attache une attention toute particulière à la communication non verbale et c’est à ce niveau qu’il capte les messages que notre interlocuteur veut  faire passer.

-          Tourner le dos à quelqu’un est un message clair ; ne pas répondre à quelqu’un qui vous parle est un message clair (sauf si vous êtes vraiment sourd) ; dire des choses aimables avec un ton de voix mielleux ou moqueur, est un message clair…

Donc pour votre cerveau, l’affaire est fluide, congruente, si la somme des signaux captés va dans le même sens. Par contre, si un élément vient contredire les autres, cela veut dire que ce message ne dit pas la vérité ; tout simplement.

Si un dirigeant d’entreprise prône une culture, des valeurs, des règles et que dans les faits, dans la vie quotidienne, dans les réalisations, dans les interactions humaines, dans les actes, on ne retrouve pas ce qui est dit, ce qui est affiché, et si même certains éléments viennent contredire ce qui est écrit, alors la frustration et la démotivation s’insinuent progressivement.

Mais si le leader, celui qui a valeur de symbole, celui vers qui tous les regards sont tournés, celui qui impacte le tissu émotionnel de l’entreprise, si celui-là même, qui a failli,  pose ce geste si fort – de s’octroyer ce parachute- en contradiction avec tout ce qui est « bien pensé » et « bien dit »  et « bien écrit » et bien répété à la moindre occasion dans des interventions en interne ou en externe, ce geste qui consiste à faire passer au bout du compte un seul message : « il existe deux vérités, une pour vous et une pour moi – je vous ai bien eu. » Alors l’incongruence éclate et éclabousse, prend toute la place car elle met sur le devant de la scène et en “guest star” la mystification, elle bafoue le pacte entre les hommes sur lesquels se construisent les groupes, les communautés, les organisations, le collectif : le pacte de confiance.

A titre plus personnel et pour chacun d’entre nous, la congruence dans la vie quotidienne pointe le bout de son nez à chaque instant et nous soumet à l’épreuve ; c’est expliquer à son enfant qu’il doit se contrôler et ne pas taper sur un copain à l’école alors qu’il vous a déjà vu être violent(e) ; c’est dire ; tu peux compter sur moi et ne jamais être disponible si on nous le demande etc.…

Et nous sommes tous équipés d’un hémisphère cérébral droit athlétique et lui, il reçoit les messages cinq sur cinq.

 

 

Comment innover en faisant toujours plus de la même chose?

Comment innover en faisant toujours plus de la même chose?

innovationInnovation: ce n’est plus un mot c’est une incantation ! J’aime l’innovation :-) cependant il ne faut pas oublier que les systèmes, quelqu’ils soient essaient tout simplement et la plupart du temps de la tuer dans l’oeuf.

C’est pour cette raison même que certains appellent de toute leurs forces les innovations qui n’en sont pas ou qui n’en sont déjà plus ( l’innovation est déjà devenu un succès et là, de se pâmer, de s’empresser de la copier (phénomène de l’IPHONE par exemple) et de suggèrer qu’il faudrait beaucoup plus d’innovations).

L’innovation qui marche plus facilement, soit prend par surprise, soit avance masquée. Le système n’a pas eu alors le temps de s’organiser pour rejeter le corps étranger et c’est trop tard … l’innovation est là :-)

Qu’est ce qui empêche l’innovation dans la majorité des cas? Oui, vous le savez aussi bien que moi: la peur.

“Et si ce nouveau truc représentait un danger?- Ei si ça ratait? Et si cela me faisait perdre ma place?- Et comment savoir que c’est une bonne chose? -Mais qu’est ce que c’est que ” ce truc”?- Mais je n’arrive pas à faire le lien… je ne comprends pas … – non mais c’est ridicule, personne n’en a besoin ( le téléphone portable il y a quelques années) .. -dites donc vous, vous ne seriez pas un peu rêveur? -Ca a l’air intéressant mais qui participe? -Vous avez déjà trouvé des investisseurs? -Non c’est très bien ce que vous me proposez, mais pour cette fois, on va prendre quelque chose de plus classique, on verra pour la prochaine fois …-”

Certains innovent, peu et pas forcément ceux qui ont les moyens car les organisations qui ont l’oeil rivé sur le cours de l’action sont en général peu ouvertes à la vraie innovation: la tendance est plutôt à comment se copier les uns les autres en ayant l’air d’innover.

L’innovation est une valeur qui doit être présente dans l’ADN d’une organisation pour que le processus fonctionne (il existe des méthodes pour définir les vrais valeurs d’une organisation). Si l’innovation appartient vraiment à la culture, elle est contrôlée, elle a des espaces propices, organisés et sécurisés où elle va pouvoir avoir le temps d’exister, c’est une volonté politique qui prend des mesures et les personnes n’ont pas peur d’être sanctionnées, d’être ridiculisées, de perdre leur job. 

Je reprendrais un passage que j’avais bien aimé dans le livre de Gary Hamel sur l’innovation;

Pour porter l’innovation, certaines qualités et valeurs humaines doivent pouvoir exister et s’exprimer: 

- l’honnêteté : pouvoir parler vrai ( surtout pour constater ce qui ne fonctionne plus et pourquoi il faut changer)

- le coeur: une certaine générosité, s’intéresser aux autres, à l’amélioration des conditions de vie, au progrès.

- l’humilité: l’ego n’est pas un obstacle – pas de soucis si je je me plante 99 fois, je réussirai la centième.

- le pragmatisme: poser l’action et observer ce qui se passe et recommencer.

- la bravoure: c’est à dire le courage d’engager des combats, car il faut se battre contre tous pour imposer l’innovation.

Bon c’est sûr, c’est pas encore tout a fait gagné :-)  - au fur et à mesure que j’écrivais, j’avais l’impression d’être en contre exemple de la réalité… mais qui sait, cette crise aura aussi du bon… quand on a plus rien à perdre et que son pire cauchemar s’est réalisé, on est plus libre de commencer à créer… on y est même peut-être obligé.

De la performance, de la morale et du sport

De la performance, de la morale et du sport

performance sport et entrepriseRelevé dans le monde de ce week-end au sujet du Tour de France, une interview de Axel Kahn (Inserm – Institut Cochin) qui soulève la question des motivations liées à la performance – du dopâge et de la morale sous-jacente à ces sujets.

Parmi les motivations, bien sûr, celles liés à l’argent. Il évoque également le fait que l’argent ne serait pas forcément l’unique motivation, puisque le dopage se pratique dans le sport amateur.
A mon sens, il s’agit d’une seule et même question: le sportif amateur ayant pour modèle le sportif professionnel et ses performances qui sont dans ce système infernal des entraineurs, agents, sponsors etc..

C’est la question de la performance qui m’interpelle.
La notion de performance qui signale l’excellence des résultats est étroitement liée à celle de l’évolution, du progrés,et en ce sens, je crois que la performance est justement un des moteurs qui propulse et préside à l’évolution des hommes en général. Le fait de vouloir faire mieux et encore mieux est une bonne chose en soi. La performance est une stimulation pour le cerveau humain, il l’oblige à chercher, à créer. Les progrès dans les domaine scientifiques, dans le domaine de l’ingénierie industrielle, de la création et dans tous les autres domaines doivent beaucoup à cette notion de performance.

Oui il y a toujours des nostalgiques d’une époque auréolée et soi-disant bénie ou nous parcourions la terre en nous satisfaisant de cueillette et de chasse, sans électricité, etc. Pour ma part, je suis heureuse de pouvoir bénéficier de la sécurité sociale, de pouvoir soigner ma famille grâce à des personnes compétentes qui ont, à chaque fois, repoussé les limites de la connaissance, qui ont porté à des hauts niveaux d’exigence leur matière grise, leur ressources intellectuelles.

Si je dois choisir entre deux médecins, entre deux avocats ou de façon plus triviale entre deux ordinateurs – oui- c’est sûr, je choisis celui qui a les meilleurs résultats.

En fait le sujet important est: la performance au service de quel but, de quelles valeurs; en fait comme toute chose et comme toujours…

Se servir de la performance comme d’une idéologie et martyriser en son nom, que ce soit dans le sport ou dans l’entreprise, les corps et les esprits est une démarche immorale, puiqu’elle ne respecte pas l’homme. Et ce qui doit être nommé, relevé, ce n’est pas la performance, mais les valeurs qui servent cette idéologie et au service de quoi.
Autant il peut y avoir une jubilation à vouloir faire mieux en utilisant ses ressources, en croisant les informations, en développant son esprit de synthèse, en optimisant les mécanismes de fonctionnement humain; autant administrer des substances avec des effets secondaires sur la santé comme dans le sport ou terroriser, menacer et mettre sous pression dans l’entreprise des êtres humains qui craqueront physiquement ou moralement est à l’opposé du principe même de la performance durable. C’est alors une performance consommable, jetable, qui sacrifie des éléments en nombre sur de courtes durées et qui fait régresser ce que l’humanité a pu acquérir au fil du temps, puisqu’en fin de course passe la voiture balaie qui ramasse les “sacrifiés”

L’accompagnateur, le facilitateur,le coach professionnel, dans sa déontologie, dans son éthique personnelle, dans sa démarche humaniste, est bien un accompagnateur de la performance mais il est du coté de l’homme. Dans les entretiens préliminaires, il s’informe du contexte, des buts et des valeurs qui vont présider à la démarche d’accompagnement. Il sait reconnaître sans aucun doute, sans aucune hésitation, la performance qui fait grandir et la performance qui broie.

Ci-après, réflexion sur la performance aux journées de Valpré en 2007 et intervention du même Axel Kahn (Inserm – Institut Cochin), sur la performance et l’entreprise, cette fois-ci. C’est bien une question de valeurs, on vous le dit :-)

Décréter le temps de la prise de recul

Décréter le temps de la prise de recul

coaching dirigeant PMENombre de dirigeants de PME avancent « le nez dans le guidon ». D’un coté, de par la structure même de l’entreprise, ils ont de nombreuses actions à mener de front. D’un autre coté, leur tempérament les conduit bien souvent à croire qu’ils ont intérêt ( pour toutes sortes de raisons bonnes ou mauvaises) à faire eux-mêmes un certain nombre de tâches, s’ils veulent être sûrs du résultat.

Ils sont bien souvent dans une dynamique de l’urgence et de crise et s’ils prennent en compte la palette des rôles qu’ils jouent ou qu’ils se sont donnés en tant que chef d’entreprise, Il y a toujours un problème à résoudre quelque part. On peut même dire qu’ils passent 50% de leur temps à résoudre des problèmes et comme ils y passent trop de temps, ils sont absents sur certains aspects, moins urgents, mais surement déterminant quant à l’évolution et au développement de l’entreprise. Cela génère encore plus de problèmes, encore plus importants.

Le coté positif de cette attitude c’est qu’elle démontre la capacité d’adaptation extraordinaire qui caractérise bien souvent l’entrepreneur. Il comprend vite, il réagit vite et solutionne. Et l’entourage, les collaborateurs, les employés de saluer cette qualité qui démontre indiscutablement qu’il y a ici un chef capable. Et en effet, cette qualité est déterminante à certains moments de la vie de l’entreprise. Mais il en existe une autre tout aussi importante si l’on souhaite une entreprise durable.

Savoir prendre du recul pour apprendre à avoir une vue d’ensemble de son entreprise, prendre du temps pour observer, anticiper les directions à prendre, pour organiser un environnement de travail vraiment efficace et porteur.

L’utilisation de ce temps qu’il va falloir apprendre à dégager met souvent mal à l’aise l’entrepreneur qui a la sensation qu’il n’est plus dans l’action et qu’il a tellement de choses à faire qu’il ne peut se permettre de prendre ces instants de recul. Et pourtant, c’est certainement là qu’il sera le plus dans son rôle de celui qui « conduit et gère » ( leader et manager).

Et paradoxalement il s’apercevra qu’il a de moins en moins de problèmes parce qu’il se sera attaqué aux différentes causes de ces multiples problèmes en amont.

Cette prise de recul permet de se recentrer à différents moments et selon une certaine fréquence sur la vision, sur l’objectif, sur la mission de l’entreprise et sur sa stratégie et ses développements. Cette prise de recul permet également de définir et d’organiser les ressources adéquates autour d’un objectif clairement énoncé.

La question du coach: Sélectionnez deux ou trois problèmes que vous pourriez avoir actuellement. A votre avis quelles en sont les causes? (celles sur lesquelles vous avez-vous un pouvoir d’action). Que faudrait-il changer en amont pour que ce problème ne se reproduise plus?

L’entreprise sous influence psy

L’entreprise sous influence psy

l'entreprise L’entreprise sous influence psy

Récemment relevé dans un article des Echos du 1er avril sur “le boom du développement personnel”: ” Dans le chapeau de l’article, sont évoqués les thèmes comme: la gestion du temps, le développement du leadership et la gestion du stress. Le journaliste sollicite l’avis d’un psychiatre sur les formations se rapportant à ces thèmes. Et de citer: “ce psychiatre n’est pas tendre à l’égard des formations en développement personnel: parmi ses patients, le nombre de salariés stressés, surmenés, dépassés, ne cesse de croître”, et d’enchainer sur les propos du psychiatre: ” je doute que cette solution soit à la hauteur de l’enjeu”. Sur le diagnostic final, je le rejoindrais, mais le sujet qui m’interpelle depuis un certain temps est d’un autre ordre: que viennent faire les psychiatres dans le domaine de l’efficacité professionnelle, du leadership et de la gestion du temps?

Définition de la psychiatrie: “La psychiatrie s’occupe du diagnostic, de la prévention et du traitement des troubles mentaux qui affectent la santé mentale ou physique des enfants (pédopsychiatrie), des adultes et des personnes âgées. Les médecins spécialisés sont appelés psychiatres. Leur formation exige qu’ils aient accompli le cycle complet des études de médecine, puis une formation spécialisée en psychiatrie”

-Définition des troubles mentaux: “Une maladie mentale est une affection qui perturbe la pensée, les sentiments ou le comportement d’une personne de façon suffisamment forte pour rendre son intégration sociale problématique ou pour lui causer souffrance. Elle fait partie du champ d’étude et pratique de la psychiatrie, de la psychopathologie et de certaines branches de la psychologie. Les études de médecine ont pour vocation de préparer les futurs médecins à s’occuper de patients, de malades, de la maladie. Ne nous y trompons pas.
Le champs des maladies psychiatriques est vaste et de nombreuses personnes sont en état de grande souffrance. Je connais des psychiatres ( ceux qui reçoivent les malades relevant de la psychiatrie) qui font un énorme boulot sur les affections psychiatriques qui sont en fortes progression, un peu partout dans le monde: Névrose phobique et obsessionnelle, Dépression, Mélancolie, Schizophrénie, Epilepsie, Délire, Toxicomanie / Alcoolisme, Arriération et Démence, autisme, TOC, etc.. Les années d’études de médecine à l’actif des psychiatres les ont préparé à soigner la maladie, à traiter, à prescrire.

Dans ce cursus, à moins qu’il n’y ait eu des changements radicaux récemment, nul stage en management de l’entreprise, en bonnes pratiques de l’organisation de travail, en leadership, en gestion du temps. Un psychiatre n’a pas pour vocation à savoir ce qu’est une entreprise et encore moins, de ce qu’est la vie en entreprise; il ne connait pas la culture de l’entreprise, le travail en entreprise, il n’a jamais dirigé des collaborateurs, il n’a pas connu la pression du résultat, la gestion par projet, etc. etc.

Le stress au travail a des causes nombreuses, mais quand on est sur le terrain, on se rend compte que l’organisation du travail oblige nombre de personnes à faire le grand écart pour réaliser des objectifs parfois intenables, tout simplement parce que certaines pratiques ne sont pas revues et remises au goût du jour; on se rend compte, lorsque l’on connait le monde de l’entreprise, qu’il suffit parfois d’accompagner tout simplement les personnes en les aidant à identifier plus précisément leurs façon de s’organiser concrètement, en leur permettant de prendre un peu de recul sur certains sujets comme la définition de leur fonction et des responsabilités qui en découlent, en leur permettant d’optimiser leur façon de communiquer etc..

Quand au leadership, quel avis peut avoir un psychiatre sur les compétences liées au leadership? Vraiment, on reste songeur! J’ai un peu de mal à comprendre pourquoi nous trouvons maintenant des psychiatres un peu sur tous les créneaux. Quelle valeur ajoutée? Avoir l’avis d’un psy sur n’importe quel sujet ( la presse féminine les utilise également sur nombre de sujets, bien souvent également très éloignées de leurs domaines) est devenu un fait imposé et à force d’être imposé, admis.

Dangereuse dérive qu’une société qui n’entrevoie plus que le psychiatre comme réponse à chaque sujet, à chaque question soulevée. Un nouveau courant dans les sciences sociales s’intéresse à ce qu’il appelle: “les conséquences culturelles du langage de déficience “: considérez un instant ces termes utilisés pour qualifier le moi: “personnalité impulsive, narcissisme, personnalité antisociale, réactif-dépressif, codépendant, parano, schizo, stressé, personnalité rigide, psycho-rigide, boulimique, addict, autoritaire”, tous des termes généralement employés par les professions de santé mentale, sont maintenant devenus communs dans le grand public. Que se passe-t-il quand ce vocabulaire de la déficience humaine, “scientifiquement” légitimé, devient la trousse à outils explicite et commune à tous?
Quand la culture est pourvue d’un discours professionnel qui se présente comme rationnel, qu’il repose sur le concept de déficience, et que les gens sont de plus en plus définis par ce discours, la population des “patients” potentiels ne peut que s’étendre. Cette population, à son tour, conduit la profession à enrichir son vocabulaire et à le diffuser davantage dans notre culture” David Cooperrider

Il ne s’agit pas d’opposer les approches ou d’en exclure une au profit de l’autre, il s’agit de pertinence de contexte, de cohérence. Dans la vie des hommes il y a des contextes, des périodes, concernées par la plainte et la souffrance, par la cicatrisation des blessures et il y en a d’autres concernées par le développement, la motivation, l’énergie, la performance. Les accompagnements des hommes durant ces périodes et s’ils souhaitent être accompagnés, font appel à des formations différentes, à des approches différentes, à des personnes différentes.

Le domaine du développement personnel est certainement un domaine dans lequel il est important de faire la part entre le bon grain et l’ivraie, mais pas plus et pas moins que dans de nombreux domaines.

Nous avons la chance de vivre dans des régions du monde où les personnes peuvent consacrer du temps à des démarches de développement personnel. C’est un luxe et cela s’inscrit dans une démarche de progrès et d’évolution de l’humain pour vivre mieux, pour une certaine qualité de vie. Le développement personnel bien accompagné est un magnifique concept qui intellectuellement est à l’opposé de la pensée psy principalement tournée vers la grande souffrance.
Les concepts de coaching, d’accompagnement professionnels et personnels s’appuient sur les ressources, les talents, les points forts, les apprentissages des personnes pour aller vers des objectifs désirés, souhaités et pour lesquels les personnes sont motivées. Bien compris et bien utilisés, ils sont autant de leviers d’actions qui débouchent sur la responsabilisation et l’autonomie et sur la capacité à projeter sa propre vie.