Archive for the ‘Communication’ Category

De l’incivilite et de la violence silencieuse banalisees et generalisees

De l’incivilite et de la violence silencieuse banalisees et generalisees

La semaine dernière, il y avait à nouveau un débat sur les incivilités et la violence sur la France2. Intéressant le développement d’un des débateurs sur la généralisation du concept violence dans la société et sur ses causes. Un ancien ministre employait le terme de cocotte minute et je crois que cette expression s’applique aujourd’hui à nombre de personnes où qu’elles soient. Continue Reading

Tactiques de communication

Tactiques de communication

Dans une ère de “communication” où s’affrontent par personnes interposées des “gourous” de la com et où celui qui est censé jouer le rôle de la “cible” ou du “brave” peuple a quand même bien identifié les ficelles ou devrais-je dire les couleuvres qu’on tente de lui faire avaler... intéressant d’en faire finalement des décryptages qui illustrent et démontrent la justesse des théories de la communication et de pouvoir par la même occasion en tirer matière à apprentissage. Continue Reading

Apprendre à se contrôler

Apprendre à se contrôler

émotionsUn état interne ( j’ai pas le moral) fait appel à des représentations internes spécifiques ( des images qui reprennent en boucle tout ce qui ne marche pas en ce moment pour vous), génère un comportement ( je suis particulièrement désagréable avec tout le monde), influence des décisions ( j’en ai marre de ce travail, je vais le quitter), des actions ( je claque la porte).

Si en ces périodes de début d’hiver, de crise etc… vous êtes plus particulièrement irritable ou irrité ou mécontent ou démotivé et triste, sachez que ces états sont alimenté par une succession d’images internes que vous ressassez.

Du coup, votre perception des diverses situations que vous rencontrez au jour le jour passe par ces filtres de pensées internes et des filtres émotifs uniquement en correspondance avec cet état interne qui s’est installé.

C’est alors avec cette vue négative des choses que vous allez interpréter les situations, les propos, les attitudes les informations que vous recevrez de votre environnement ce qui accentuera encore plus cet état; vous ruminerez encore plus en vous rappelant tous les souvenirs du même ordre.

Bref, vous l’avez compris c’est comme cela que s’installe une spirale dont il devient un peu compliqué de sortir.

Décryptage: notre cerveau fonctionne de la manière suivante : sous l’impact d’une émotion, la mémoire devient sélective. Si nous devions donner une couleur à cette émotion, le rouge par exemple, elle va déclencher des schémas de pensées et de souvenir et de perception rouges. A cet instant précis, la représentation interne occulte joyeusement tous les souvenirs bleus, verts ou roses pour se concentrer sur les rouges. C’est le cercle infernal qui peut déboucher sur une crise de l’état interne où vous risquez l’emprise sans contrôle d’un état émotionnel qui vous submergera.

Les décisions et les actes issues de cet état émotionnel peuvent être lourdes de conséquences. Si vous envoyez promener votre patron ou un client important, le prix à payer pour une minute d’égarement peut s’avérer long et douloureux.

Pour contrôler ses états internes (pensées – images-discours intérieurs- et émotions) il est d’abord nécessaire de : faire un stop , s’observer. Comment vous sentez-vous physiquement ? Ecoutez votre corps, comment respirez-vous, y a t-il des tensions particulières, comment vous tenez-vous ( redressez-vous et respirez profondément) ? Imaginez que chaque micro-signe de votre corps est un message, que vous raconte t-il ( soyez créatif et un peu farfelu – l’inconscient aime le farfelu).

Guettez vos pensées (tiens à ce propos:quelles sont vos trois pensés récurrentes en ce moment), vos images internes ; soyez attentifs à ce que vous vous racontez tout bas. Comment vous parlez-vous ? Sur un ton autoritaire, cynique ou triste ? Tous ces indicateurs vous renseignent sur votre humeur.

Maintenant examinons cette humeur qui est en toile de fond, quelle en est la cause ? Creusez ! Ecoutez tous les messages qu’elle vous délivre ! Creusez encore car il est vraisemblable que les premiers messages seront des faux prétextes, le vrai message est enfoui sous un joli « fratras » de raisons liées aux autres, au contexte, à la vie, bref à tout ce qui se ligue contre vous ! Bien souvent, c’est quand vous vous rapprocherez de vous, là où ça fait un peu mal, que vous trouverez le véritable message.

Une fois le message délivré, compris, accepté, examinez quelles actions vous pouvez mettre en place pour sortir de cet état qui vous mine depuis un certain temps.

De la congruence, des parachutes dorés et de la motivation

De la congruence, des parachutes dorés et de la motivation

 

de la cohérencePetit retour sur des articles et débats ayant évoqué avec passion les parachutes dorés dont auraient bénéficiés certains dirigeants, alors même que leur entreprise était en difficulté, voire morte.

Si les sommes évoquées pour ces indemnités données à des dirigeants ayant failli ne sont pas de celles qui plombent les entreprises financièrement, elles impactent de façon dévastatrice les esprits des collaborateurs de l’entreprise et des diverses parties prenantes. Et plus généralement, elles posent au milieu du paysage, la grosse tâche de l’incongruence, celle qui attire l’œil et qui finit par prendre toute la place.

L’incongruence ou la congruence c’est bien le sujet qui fera toute la différence pour les personnes qui participent de prés ou de plus loin à la vie d’une entreprise. En cas d’incongruence, elles pourront prendre plus ou moins silencieusement des décisions la concernant. Ces décisions tourneront grosso modo autour de la motivation qu’elles auront à travailler dans cette entreprise, à donner plus ou moins de leur énergie et de leur temps, ou à consommer (du coté des clients) ce qui vient de cette entreprise.

Revenons quelques instants sur les bases : à l’opposé de l’incongruence, nous avons la cohérence, la congruence et de quoi s’agit-il ? 

Je suis congruent quand :

-je pense intimement quelque chose

- je le formule clairement

- j’ai l’expression non verbale qui colle avec ce que je dis ( expression du visage, ton de la voix, posture)

- j’ai le comportement et les actes qui vont avec ( par exemple : si je prône, les résultats, la performance, l’excellence – je me l’applique d’abord à moi-même)

- et enfin, dans le paysage qui m’entoure, on peut constater, tant au niveau de la culture que des réalisations, le reflet et les résultats qui sont conformes à cette pensée.

Simple et logique en apparence, beaucoup plus rare dans les faits. Cela nécessite d’avoir identifié ses propres valeurs, une tête bien faite, de la droiture ou éthique ; bref c’est ce que nous appelons : « être aligné ».

La cohérence fait appel à nos deux hémisphères cérébraux ; le gauche, pour la compréhension des mots, des textes et le droit pour ce qui est du ressort du langage non-verbal ( ce que je peux observer avec mes yeux) – or, il se trouve que le cerveau droit est une véritable « bête de décryptage ». Sans que nous en soyons conscients, il effectue à chaque instant des prouesses en termes de traitement analogique de l’image. Il est capable de détecter le moindre frémissement des muscles de notre visage, il le compare à la somme de toutes les images qu’il a déjà enregistrées et il sait la conclusion qu’il doit en tirer – vous savez c’est ce qu’on appelle l’intuition… c’est quand on « sent » une personne ou qu’on ne la « sent pas ». Bref le cerveau attache une attention toute particulière à la communication non verbale et c’est à ce niveau qu’il capte les messages que notre interlocuteur veut  faire passer.

-          Tourner le dos à quelqu’un est un message clair ; ne pas répondre à quelqu’un qui vous parle est un message clair (sauf si vous êtes vraiment sourd) ; dire des choses aimables avec un ton de voix mielleux ou moqueur, est un message clair…

Donc pour votre cerveau, l’affaire est fluide, congruente, si la somme des signaux captés va dans le même sens. Par contre, si un élément vient contredire les autres, cela veut dire que ce message ne dit pas la vérité ; tout simplement.

Si un dirigeant d’entreprise prône une culture, des valeurs, des règles et que dans les faits, dans la vie quotidienne, dans les réalisations, dans les interactions humaines, dans les actes, on ne retrouve pas ce qui est dit, ce qui est affiché, et si même certains éléments viennent contredire ce qui est écrit, alors la frustration et la démotivation s’insinuent progressivement.

Mais si le leader, celui qui a valeur de symbole, celui vers qui tous les regards sont tournés, celui qui impacte le tissu émotionnel de l’entreprise, si celui-là même, qui a failli,  pose ce geste si fort – de s’octroyer ce parachute- en contradiction avec tout ce qui est « bien pensé » et « bien dit »  et « bien écrit » et bien répété à la moindre occasion dans des interventions en interne ou en externe, ce geste qui consiste à faire passer au bout du compte un seul message : « il existe deux vérités, une pour vous et une pour moi – je vous ai bien eu. » Alors l’incongruence éclate et éclabousse, prend toute la place car elle met sur le devant de la scène et en “guest star” la mystification, elle bafoue le pacte entre les hommes sur lesquels se construisent les groupes, les communautés, les organisations, le collectif : le pacte de confiance.

A titre plus personnel et pour chacun d’entre nous, la congruence dans la vie quotidienne pointe le bout de son nez à chaque instant et nous soumet à l’épreuve ; c’est expliquer à son enfant qu’il doit se contrôler et ne pas taper sur un copain à l’école alors qu’il vous a déjà vu être violent(e) ; c’est dire ; tu peux compter sur moi et ne jamais être disponible si on nous le demande etc.…

Et nous sommes tous équipés d’un hémisphère cérébral droit athlétique et lui, il reçoit les messages cinq sur cinq.

 

 

Décryptage d’une prise de parole en public

Décryptage d’une prise de parole en public

prise de parole en publicVous allez devoir prendre la parole en public. Vous devez faire un discours. Vous n’aimez pas… depuis quelques jours le trac s’insinue peu à peu et il vous arrive même de sentir monter, à certains moments, des petites bouffées d’angoisse.
Sachez que cette appréhension est tout à fait naturelle. Quand vous prenez la parole en public, il y a vous – l’orateur – et il y a « eux » l’auditoire. Certaines zones de votre cerveau primitif, très vigilantes sur l’expression du langage non verbal, interprètent les signaux :

1. Vous êtes seul d’un coté et ils sont nombreux de l’autre. Nous sommes ici sur des représentations mentales du partage de l’espace. Notre cerveau reconstruit mentalement des images internes dans lesquelles il recompose la notion de territoire. Donc selon la disposition classique de la prise de parole, vous d’un coté derrière un pupitre et un micro – petits remparts symboliques – et l’assemblée dans la salle, il est donc clair que chacun a son territoire… oui, sauf que, vous êtes seul d’un coté et ils sont très nombreux de l’autre.
Conseil : si vous en avez la possibilité, partagez l’espace commun. Promenez-vous dans la salle, soyez parmi eux, vous êtes des leurs, vous êtes venu pour leur dire quelque chose, pour communiquer avec eux.
Si cela n’est pas faisable : avant de faire votre discours, essayez de visualiser une scène où vous parlez en étant parmi eux, ressentez cette appartenance au même groupe, imaginez que vous vous déplacez, à l’aise parmi les personnes qui composeront cette audience. Faites- le plusieurs fois. De même appropriez-vous le maximum d’espace sur la scène, ne restez pas coincé derrière le pupitre. Déplacez votre centre de gravité dans les jambes et ancrez-vous bien sur tout votre espace, votre cerveau primitif se sentira plus tranquille.

2. Le regard : la façon que nous pouvons avoir de nous regarder les uns les autres éveille également des zones guerrières de notre cerveau primitif qui déclenchent immédiatement des réactions physiologiques. Sachez par exemple que quelqu’un qui vous fixe droit dans les yeux est en train d’installer une position dominante ; si votre regard décroche, cela signifie que vous acceptez la position de l’autre. Imaginez l’effet que peut avoir sur une personne une centaine de paires d’yeux qui la fixent.
Conseil : pour avoir la maîtrise de l’espace, vous devez balayer du regard l’assistance de façon permanente. Ne restez pas fixé sur une personne ou sur un coté de l’assistance. Cette vigilance, cette astreinte, vous aide à rester en conscience externe sur ce qui est en train de se passer, donc c’est vous qui réunissez à nouveau l’espace entre eux et vous. De cette façon vous échappez à la fixité des regards portés sur vous.

3. La voix : en dehors de tout ce que l’on peut dire sur le charisme d’une voix, ce qui constitue une priorité, c’est d’entendre la personne qui parle. Quand la voix ne porte pas, écouter devient vite un exercice très pénible.
Conseil : Vous devez projeter votre voix en suivant une trajectoire qui part de votre bouche pour aller jusqu’au dernier rang. Un peu comme si vous lanciez une balle. Exercez-vous avant si vous en avez la possibilité ou regardez le fond de la salle quand vous commencez votre discours et visez loin.

Il existe encore de nombreuses techniques et apprentissages pour être vraiment à l’aise dans la prise de parole. Cependant, le premier vrai grand secret consiste à être authentiquement généreux. Quand nous prenons la parole, c’est généralement pour transmettre quelque chose à quelqu’un, donc concentrez vous sur le message et sur l’interlocuteur, pas sur vous. L’auditoire peut sentir la générosité de celui qui transmet et même si votre langue fourchait à un moment ou à un autre, votre public aura une extrême indulgence et vous pourrez en sourire avec lui.

Et vous comment croisez-vous les jambes et les bras?

Et vous comment croisez-vous les jambes et les bras?

communication du corps Pris sur Medisite 2 petits entrefilets sur le langage non verbal dont nous avions déjà parlé dans les rubriques communication de ce blog. Rappelez-vous, seulement 30% de la communication passe par les mots ( dont 7% seulement par le choix des mots) le reste soit 23% étant le ton de la voix, le débit, la respiration. Les autres 70% des grands boulevards de la communication étant:

les mimiques du visages
les mouvements du corps
les positions
les regards
les comportements
les actes
les faits

donc voici quelques petites infos sur la signification et sur les signaux que vous envoyez quand vous croisez les bras et les jambes:

3. Vous croisez les jambes…
Si vous êtes un homme, croiser la jambe droite sur la gauche montre votre aisance, la position inverse trahit votre émoi : vous ne maîtrisez plus la situation.
Pour les femmes droitières, croiser la jambe gauche sur la droite montre une personne sans angoisse particulière, mais que la jambe droite recouvre la jambe gauche et tout est dit de l’opposition ou du stress !
Si vous posez votre cheville sur la cuisse, jambe en équerre, vous montrez votre immaturité : comme un ado, vous niez votre nervosité. Pire encore, vous la cachez derrière une fausse désinvolture, rédhibitoire dans un contexte professionnel !

2. Vous croisez les bras…
Bras gauche sur le droit ? Ou bras droit sur le gauche ? Essayez, vous verrez que c’est toujours le même qui, chez vous, prend l’ascendant !
Bras gauche au-dessus : vous avec une attitude défensive… Réfléchi, observateur, voire méfiant, vous savez préserver votre espace vital, votre famille, et défendre vos valeurs et vos idées. Votre confiance en vous dépend de l’estime des autres.
Bras droit au-dessus : vous êtes d’un naturel plutôt offensif, impulsif, fonceur, partant pour toutes les bonnes causes et/ou les nouveautés, vous ne finissez pas toujours ce que vous entreprenez… Vous avez besoin d’avoir confiance en vous pour emporter l’estime des autres.

La gestion de soi : un “boulôt”compliqué

La gestion de soi : un “boulôt”compliqué

conduite et alcool Se gérer soi-même est un travail complexe et nous n’avons pas forcément la réponse et la solution à toute situation qui se présente. La “machinerie humaine” est très subtile et nous manquons souvent d’un bon mode d’emploi. Parmi les sujets qui sont pour nous les plus délicats à gérer au quotidien les notions de cohérence, de logique. Dans l’énoncé, à priori quoi de plus simple. Je pense quelque chose, je formule ce que je pense et je j’agis en fonction de ce que je pense et de ce que je dis. Hum … Surveillez vos pensées quotidiennes où vos déclarations d’intention et vous pourrez constater que l’affaire n’est pas si simple.

Prenons un exemple de notre vie quotidienne, délibérément lourd de conséquences: prendre le volant de sa voiture et conduire. Certaines règles sont vitales pour une conduite en toute sécurité qui préserve notre vie, celle des passagers et celle des personnes que nous sommes amenées à croiser sur la route. Une de ces règles concerne l’alcool au volant. Nous sommes pratiquement tous d’accord avec le fait que l’absorbtion d’alcool représente un danger et de nous horrifier lorsque nous apprenons au journal télévisé qu’un conducteur qui avait x gr dans le sang d’alcool a provoqué un accident ayant entrainé la mort de plusieurs personnes… et pourtant, soyons honnêtes, nombre d’entre nous avons déjà pris le volant en sortant du restaurant.

C’est ici que la notion de cohérence et de sa difficulté entrent en jeu. Nous savons, nous sommes d’accords et pourtant,parfois, nous agissons dans le sens opposé. Alors que peut-il bien se passer, pourquoi des personnes adultes et intelligentes se comportent-elles ainsi?

Le mécanisme sournois qui se met en marche porte un nom barbare ” la dissonnance cognitive”

Remontons un peu plus en amont…
Nous accédons tous progressivement et lentement à la maturité . La maturité implique que l’on a intégré que le comportement adulte accepte le fait qu’il faut souvent choisir une voie ou une autre et qu’il y a donc des renoncements à faire. Sur le chemin de cette maturité et pendant longtemps, nous avons tous une forte tendance émotionnelle enfantine à vouloir tout avoir en même temps: “avoir le beurre, l’argent du beurre et le …”.

Seulement une partie de nous “rationnelle” sait que cela n’est pas forcément possible car il va falloir bien souvent choisir entre deux choses qui ne peuvent cohabiter ensemble.C’est alors que le “marchandage interne” entre nous et nous va commencer…

“l’alcool au volant est un danger mortel, dans le cadre de la Sécurité routière”, il y a “dissonance cognitive” si nous comprenons bien le message tout en étant souhaitant et bien manger et bien boire et prendre sa voiture pour rentrer chez soi ou, cas plus extrême, si nous sommes dépendant de l’alcool sans un désir de se détacher de cette dépendance.

Pour réduire cette dissonance qui crée une pression difficilement supportable, notre esprit nous propose une stratégie:
- soit nous faisons comme si ce message n’existait pas
- soit nous diminuons la portée de ce message,( ce message est vraiment pour les personnes alcooliques)
- soit nous remettons en cause sa fiabilité, sa crédibilité, en racontant par exemple de nombreuses histoires qui démontreraient que ce message n’est pas forcément exact

Et tout ça pourquoi? Pour avoir justement l’impression de rester cohérent et logique…
Compliqué, compliqué …

La règle d’or de la communication

La règle d’or de la communication

cc8d9191e3130ec7590c46035dfb4e16.jpg Quel est le but de toute communication? Partager de l’information à des fins extrémement variées.

Ce qui compte: que l’information que l’on tente de partager soit au plus prés de ce que nous avons voulu transmettre ou pour faire plus technique que les paquets d’informations partant de l’émetteur soient bien les mêmes qui soient reçus par le récepteur.

C’est assez simple quand il s’agit de télécharger une fiche technique d’un ordinateur à un autre.

C’est beaucoup plus complexe quand il s’agit de partager l’information entre les personnes où tant de critères entrent en ligne de compte.

Heureusement il existe une règle fiable. Je ne sais pas si elle va vous plaire …

” La signification de votre message c’est la réaction que vous obtenez” – Toute communication verbale ou non verbale qui ne donne pas le résultat escompté est à revoir, encore et encore. Vous avez la responsabilité de la réception du message, c’est celui qui émet le message qui doit s’arranger à trouver les codes qui vont permettre la traduction d’une information qui vient d’une planète (la votre) à destination d’une autre planète (votre interlocuteur). Et donc, non ce n’est pas l’autre, celui qui reçoit l’information, qui est responsable, qui ne comprend rien etc…

Si vous avez besoin de savoir très rapidement ce que l’autre a compris de votre message, demandez lui tout de suite: peux-tu reformuler ce que je viens de dire? Peux tu me dire ce que tu as compris?

C’est à cet instant là que vous pouvez alors vivre un grand moment de solitude :-)

La communication 100% performante!

La communication 100% performante!

6031774cacd5066f3cc3dc79d60664d2.jpg Au coeur de la communication, de la vraie communication qui exige la réussite, qui permet au message de passer et d’être reçu à 100%, la notion de cohérence.

La cohérence est un processus qui débouche sur un alignement parfait de la communication verbale et non verbale mais qui va bien au-delà! C’est également là que se joue la notion de charisme.

Le processus de la cohérence c’est:

Je pense et je ressens quelque chose ( on part du principe que vous êtes honnête avec vous-même – ce qui n’est déjà pas une mince affaire)

Je trouve les mots exacts qui vont pouvoir exprimer ce que je pense et ce que je ressens en tenant compte des codes de la communication de mon groupe sociaux culturel.

J’exprime ce que je pense et ce que je ressens avec le ton de voix, le débit de voix, la respiration qui correspondent à ce que je suis en train de dire – exemple d’incohérence – “Tu vas bien?” – Réponse sur un ton de voix atone: “oui très bien.” Vous saisissez l’idée? Autre exemple: ” il y a un problème?” – Réponse sur un ton de voix coincé et hésitant: ” non, aucun problème”

Les expressions de mon corps et les expressions de mon visage correspondent à ce que je suis en train de dire: ici, impossible de tricher. même si vous avez suivi un entrainement intensif – une partie de votre cerveau droit enregistre jusqu’au moindre petit frémissement de la bouche qui ne serait pas conforme à la notion de cohérence et immédiatemment un signal d’alerte se déclenche – comment cela se manifeste t-il? Vous avez une vague sensation de méfiance, vous ne savez pas pourquoi, mais vous ne le “sentez pas”. Un exemple de cohérence? Vous gagnez au loto et vous venez d’apprendre la nouvelle. Tout votre corps est transporté de joie, votre ton de voix, ce que vous dites, vos expressions, vos gestes, vos rires. Le langage des gestes et des mimiques, de tout le corps, n’exprime la cohérence que quand il y a une parfaite sincérité, adéquation entre les pensées et ce qui s’exprime.

Enfin il y a la dernière phase et non des moindre: ce sont les comportements et les actes qui suivent: ce que je vais faire ou ne pas faire justement, correspond t-il à ce que j’ai dis sur un ton si convaincant; ( bon accrochez-vous, c’est dur là) je te dis que je t’aime et je ne trouve pas de temps pour toi – ou – dans cette entreprise nous formons une équipe, alors que dans les faits justement, tout démontre qu’il n’y a pas les éléments de confiance, de complémentarité, d’inclusion nécessaires à ce qui constituent les vraies équipes. Bref, toutes les situations quotidiennes de la communication en général, qui font que bien souvent, des signaux partent dans des directions opposées et génèrent de la méfiance.

L’incohérence est toujours en sens unique. Le verbe est court-circuité par le corps, par les comportements et par les actes et les non-actes ( lesquels font passer 90% des messages de communication) qui eux disent vraiment ce qu’ils ont à dire.

je reviendrais sur ces sujets que j’affectionne tout particulièrement.

Le charisme et la communication

Le charisme et la communication

communication écriture Parlons de la communication verbale, celle que nous nous plaisons à penser qu’elle transmet 100% de nos messages alors qu’elle transmet à peine 10% d’un message de communication – mais 10% qui en font 100% quand nous sommes dans l’écriture juridique par exemple. Vous me suivez?

Nous, les êtres humains, avons développé un concept sophistiqué pour communiquer: le langage parlé et l’écriture.
Pour l’écriture nous avons évolué de l’image ( premières écritures basées sur les images qui font appel au cerveau droit) au symbôle et aux concepts abstraits et régis par nous par le cerveau gauche désormais.

Une manipulation experte des mots et de la grammaire, voilà un énorme pas franchi par l’homme et qui le distingue sans aucun conteste des autres espèces.

Notre langage parlé et écrit nous a permis de traduire et de véhiculer dans le temps et dans l’espace toutes nos représentations, toutes nos images mentales, nous a permis de stocker notre mémoire collective, de garder la connaissance, de la perfectionner, de multiplier les combinaisons de concepts abstraits, de sophistiquer notre pensée et d’élargir nos champs de conscience ( très important) , d’anticiper, de tisser des liens.

“Ce mode de représentation écrit des objets mentaux”(J.P. Changeux) a été décisif à l’échelle de l’humanité et a permis à l’homme de basculer dans des civilisations permettant l’évolution des êtres humains.

A l’échelle de 2 personnes, le language est, en même temps, source de facilité dans la relation et simultanément source de complication, paradoxalement il peut même devenir source d’incompréhension…